Chaque mois, Olover vous présente une initiative green qui va vous étonner et vous inspirer. Ce mois-ci, on part à la découverte de Too Good To Go et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. 

1/3 de la nourriture produite dans le monde est jetée dont 10 millions de tonnes chaque année en France. Concrètement, cela représente 20 tonnes de nourriture par minute, 317 kg chaque seconde… Depuis que vous avez commencé la lecture de cet article, 1 tonne de denrées a déjà été mise à la poubelle. Et tout ça, ça pèse 190 Titanic. Ce chiffre vous fait halluciner ? Vous n’êtes pas le.a seul.e. et c’est tant mieux. 

Alors que le gaspillage alimentaire est devenu un enjeu sociétal, focus sur le mouvement européen mais made in France Too Good To Go. Celui-ci veut donner le pouvoir à chacun.e de lutter contre ce phénomène en proposant 4 grandes actions pour l’horizon 2020 : inspirer 50 millions de personnes via l’inscription sur la plateforme, collaborer avec 75 000 commerces pour optimiser les chaînes de production et de distribution, sensibiliser 500 écoles grâce à des outils éducatifs et influencer la législation de 5 pays pour que la lutte contre le gaspillage alimentaire devienne un réel enjeu politique. 

Et le défi n’est pas seulement alimentaire. Il est aussi environnemental. En effet, 7.598.942 repas sauvés en France représentent 19.290 tonnes de CO2 économisés. Et croyez-nous, c’est loin d’être négligeable. 

Olover a rencontré Lucie Basch, fondatrice de Too Good To Go.

Lucie, comment vous êtes-vous lancé dans le projet de Too Good To Go ?

J’ai démarré ma carrière dans l’agroalimentaire au Royaume-Uni. J’étais chargée d’améliorer les process, pour produire toujours plus. J’étais déjà très sensible au gaspillage alimentaire, qui est pour moi une véritable aberration ! Ce que je voyais dans l’industrie n’avait aucun sens, j’ai donc démissionné au bout de 18 mois. En Scandinavie, j’ai rencontré d’autres entrepreneurs qui travaillaient déjà sur l’idée que j’avais en tête pour lutter efficacement contre le gaspillage alimentaire. C’est ainsi que le concept de Too Good To Go est né, au début de l’année 2016. Avec pour objectif de proposer un outil du quotidien très simple, qui permette à chacun de lutter à son niveau contre le gaspillage alimentaire. 

Comment fonctionne Too Good To Go ? 

Concrètement, Too Good To Go met en relation commerçants de bouche et utilisateurs afin que ces derniers récupèrent en fin de journée les invendus des commerces alentour, et les sauvent de la poubelle. C’est une solution gagnant-gagnant : les commerçants peuvent ainsi revaloriser des produits qui auraient été jetés, et les utilisateurs peuvent se régaler à petit prix en soutenant les commerces de proximité. Et tous ensemble, nous luttons contre le gaspillage alimentaire ! 3 ans après le lancement de l’application, celle-ci a été téléchargée par plus de 5 millions de Français, nous avons 11 000 commerçants partenaires et nous avons sauvé plus de 10 millions de repas ! 

Avez-vous toujours eu une vision green ?

J’ai toujours été hypersensible à l’écologie. Aujourd’hui je me déplace à vélo, je fais mes courses en vrac… J’ai toujours eu cette vision green et à mon sens, il faut aller encore plus loin et plus vite ! Cela passe par l’éducation et la sensibilisation des citoyens, car on a tous un rôle à jouer.

La reconsommation, ça vous parle ? Quelle est votre astuce au quotidien pour bien "reconsommer" ?

Bien sûr ! J’achète beaucoup en seconde main. Au bureau, on organise régulièrement des vide-dressing, nos écrans d’ordinateur viennent de chez un acteur du reconditionnement et on a récupéré une partie de notre mobilier sur un célèbre site de revente. 

Le monde "green" idéal... Il ressemble à quoi pour vous ?

Un monde où le gaspillage alimentaire n’existe plus !  Outre son impact sociétal (aujourd’hui 870 millions ne mangent pas à leur faim dans le monde), le gaspillage alimentaire a un impact écologique énorme : il est responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre. Si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros pollueur après la Chine et les États-Unis. On ne peut pas accepter cela. 
 

Vous en voulez plus ? Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle initiative green !